Les deux types

Il me semble qu’il y a deux sortes d’hommes dans la chasteté.

  1. Les hommes avec des bites enfermées dans des dispositifs de chasteté
  2. Hommes avec des dispositifs de chasteté

Je pense qu’à l’aube des temps, lorsque Belle a verrouillé notre premier CB6K sur moi, j’étais définitivement le premier type. Et beaucoup de gars sont Toujours ça va être ce genre. Pour eux (et leurs détenteurs de clés), la chasteté est un moyen de parvenir à une fin. Ils l’utilisent tactiquement pour améliorer leur vie sexuelle et rendre l’inévitable libération, la baise et l’orgasme aussi époustouflants que possible. Bien sûr, tous les seconds types commencent comme le premier type. Comme je l’ai fait. Mais alors nous nous trouvons dans un nouvel endroit. Où être enfermé n’est plus un moyen de parvenir à une fin. Il être fin. Tu le fais pour cela.

Et pour le premier type, le deuxième type semblera soit totalement fou, ce qui signifie qu’ils seront toujours le premier type, soit totalement terrifiant. Comme je l’ai fait. Et cette peur, je pense, est la meilleure indication qu’ils ne vont pas le faire devenir le deuxième type. Ils ont déjà être le deuxième type.

Il y a beaucoup d’exemples auxquels je peux penser dans ma propre sexualité où j’ai été confronté à quelque chose dont je n’avais aucune conception qui m’a effrayé que plus tard pour m’en rendre compte être je. Si vous n’aimez pas quelque chose, soit cela vous étouffe, soit vous pensez que c’est hilarant ou fou ou autre chose. Mais la peur est enracinée dans autre chose. C’est la réalisation de soi qui se bat avec honte.

Je me souviens de la première fois que j’ai lu des récits de coucou. D’être cocu. Je me souviens comment ça m’a fait trembler. De la panique que cela m’a fait ressentir. Parce que je m’y voyais d’une manière à laquelle je ne m’attendais pas. Et je devais faire face à ce que cela signifiait. De la façon dont j’ai dû réévaluer ma compréhension de moi-même.

Je pense qu’avec la chasteté et le déni, c’était plus lent, mais la même chose. Au début, j’étais frustré par Belle de m’avoir enfermé mais de ne pas me laisser avoir autant de relations sexuelles avec elle que je le voulais. Peut-être que pour tenter de me faire la laisser tranquille, elle me laisserait partir déverrouillée et me permettrait de me mettre au lit pendant des heures à côté d’elle pendant qu’elle dormait. J’aurais littéralement se branler pendant des heures, me mousser, fuir comme le Titanic et faire en sorte que notre chambre pue d’éjaculer. Je veux dire, honnêtement, rétrospectivement. De quoi s’agissait-il ?

Abandonner les idées préconçues sur soi-même est difficile. J’ai passé les 40 premières années de ma vie à définir ma sexualité autour du contenu du Cœur d’acier. Je penchais toujours dans la soumission car j’ai toujours voulu faire partir mon partenaire en premier et j’étais très investi dans son plaisir, mais je m’attendais aussi beaucoup et je me sentais droit à mon plaisir. J’avais la fierté du pénis. De son rôle et de sa primauté. Je me souviens même d’avoir discuté avec Frodon au lycée pour savoir dont la bite était plus grosse. Et pensant que le mien l’était. Je veux dire, honnêtement, rétrospectivement. De quoi s’agissait-il ?

Perdre ma fierté de pénis était effrayant et difficile parce que je devais être le genre de soumis qui était presque entièrement axé sur le plaisir de mon partenaire à un point tel que le mien était totalement ignoré. Et c’est comme ça que j’ai trouvé mon plaisir. Une satisfaction et un contentement bien au-delà de la stupeur post-orgasmique. J’ai dû abandonner d’être l’archétype masculin qui est l’agresseur sexuel et le pénétrateur et dont la libération sexuelle est célébrée sur toutes choses et devenir à la placethis cette autre chose. Le deuxième type d’homme dans la chasteté. Le type qui lâche son pénis, au sens figuré et au sens propre. Un type d’homme pour lequel nous n’avons aucun archétype.

Et, bien sûr, c’est qui je suis. Et ça ne me fait plus peur. Cela me réconforte. Je vis ma vraie vie.

C’est impossible d’imaginer me retrouver ici sans Belle. Elle a dû s’adapter à ce dont j’avais besoin presque autant que je devais m’adapter pour être maintenue telle que je suis. Elle ne s’est jamais inscrite pour être mariée à un sous-marin gardé qui ne voulait pas (et maintenant peut à peine) baiser. Elle comme se faire baiser. Monter mon hard-on était sa façon préférée de venir. Mais elle a permis à son corps de réapprendre certaines choses pour m’accommoder. Nous ne sommes plus sûrs qu’elle puisse venir de la pénétration. Il n’y a plus que des chiffres et des langues pour elle.

Je ne peux jamais vraiment exprimer à quel point je lui suis reconnaissant. Sa compréhension et sa générosité.

Mais, pour en revenir aux prémisses de ce post, il existe deux types d’hommes enfermés. Cela vaut la peine de vous demander quel type vous êtes. Êtes-vous consterné à l’idée de lâcher votre bite? Ou en avez-vous peur? Ou est-ce que vous aspirer pour ça?

Il n’y a rien de mal avec l’un ou l’autre type. Tu es qui tu es. Embrasse-le.